
Et si la route ne menait nulle part, sinon vers vous-même? Nous accueillons Robert Bergevin pour explorer La route des damnés, un thriller surnaturel qui troque le gore pour une angoisse sourde, née de la répétition et de la perte de contrôle. Tout commence avec une coïncidence sur l’autoroute et s’ouvre en labyrinthe narratif: une boucle temporelle qui n’est jamais identique, un huis clos à ciel ouvert où chaque sortie promet d’être la bonne… avant de ramener au même panneau.
Robert dévoile comment il a construit la tension sans se répéter: variations sur les mêmes figures, Charles et Sylvie réinventés comme des couches d’un oignon, émotions déplacées, choix modifiés, réactions imprévisibles. La colonne vertébrale thématique puise dans Dante: les neuf cercles transposés en codes québécois, en paysages concrets, en géomythologie où la terre raconte. Ici, le réalisme des lieux sert le vertige: si l’on croit à la route, on croit à la boucle. On parle écriture, structure, mythes, et de ce point d’équilibre entre action et introspection qui fait grimper la tension sans éclaboussures.
Auteur et éditeur, Robert partage ses exigences de qualité, ses mentors, et la manière dont lire les autres affûte sa plume. On traverse ses univers, du roman d’apprentissage au thriller psychologique, jusqu’au fantasy qu’il prépare. Il confie envisager une suite, non pour répéter, mais pour pousser plus loin la quête d’identité. Au cœur du voyage, une idée tenace: nos erreurs ne sont pas des fautes, mais des apprentissages, et nos bonnes intentions pavent la route que l’on choisit d’emprunter.
Envie d’un suspense qui vous suit après la dernière page? Écoutez, abonnez-vous, laissez un avis et dites-nous: seriez-vous du genre à prendre la sortie 14… encore une fois?

